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 Les équipements de combat du soldat Allemand 1939-1945

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Jeep2b

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MessageSujet: Les équipements de combat du soldat Allemand 1939-1945   Dim 9 Mar - 15:48

Equipement individuel emporté au combat par le soldat allemand pendant la seconde Guerre mondiale,
celui-ci est principalement composé d'équipement conçu au début de XXe siècle et ne subira que quelques
modifications du au manque de matiére première, des équipements étranger de prise, modifiés aux normes allemandes seront également utilisés tout au long du conflit.

1) Le ceintuon et sa plaque :
  " Leibriemen und koppelschloss"

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a) La boucle de ceinture :

Les plaques produites pour la Heer entre 1935 et les premiers mois de la guerre seront en aluminium grêlé, ce traitement du metal permettant de limiter les reflets lumineux et de mieux fixer la peinture.
D'une longueur de 64 mm, D'une largeur de 47 à 48 mm, ces plaques connaitrons quelques variations dues à la période de production et aux différent fournisseurs.
L'aigle héraldique allemand que l'on retrouve sur les plaques de ceinturon a les ailes abaissées ou pendantes, la tête tournée de profil à dextre et tient dans ses serres un svastika sans feuilles de chêne autour, dans sa version Wehrmarcht.
La devise présente dans la partie supérieure du motif est la même que celle des plaques prussiennes depuis 1847 : Gott Mit Uns "dieux avec nous"

Les plaques sont dotées d'une languette de cuir cousue généralement degros fil blanc, qui sert à la fois à retenir et supporter la cartouchière, à limiter l'usure due frottement sur l'uniforme et a inscrire le nom du fabriquant.


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plaque avec ça languette en cuir

Dès 1940, date d'une forte augmentation de la production visant à satisfaire les besoins d'une armée en plein essor, le fer remplacera l'aluminium dans la fabrication de la plaque de ceinturon réglementaire de la troupe.

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plaque pour la Waffen-SS, même dimension et système d'attache au ceinturon que pour la Wehrmarcht, seul L'aigle et la devise change
Meine Ehre heißt Treue (Mon honneur s'appelle fidélité)


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idem pour la plaque de la Luftwaffe, seul la position de l'aigle change et il n'y a pas de devise.

Fin 1942, a cause d'une économie de guerre et de production de masse, la plaque de ceinturon ne sera plus fabriquée avec la languette de cuire
et en fin de guerre une plaque en bakélite aurait été introduite, mais n'existant aucun documents officiels a ce jour, impossible de savoir si elle était destinée à une production de masse ou si c'était un prototype sans avenir.

b) Le ceinturon :

Le ceinturon est une longueur de cuir noirci de 43 à 45 mm de large et d'une épaisseur de 3 à 4 mm, disponible en plusieurs dimensions exprimées en centimètres et représentant le tour de taille. La fixation de la plaque s'effectue au moyen d'une patte de cuir cousue sur l'intérieur du ceinturon et percée de sept paires d'œillets permettant l'ajustage suivant le tour de taille du soldat.
La qualité des cuirs utilisés pour la fabrication du ceinturon décroit graduellement tout au long de la guerre, mais au contraire d'autres équipements, il conserve néanmoins en fin de guerre un degré de qualité acceptable.
la dernière modification du ceinturon en cuir est la suppression de la languette utilisée pour la fixation de la plaque et son remplacement par de simples perforations qui reçoivent directement les ardillons.

La constitution d'effets et d'équipements destinée au théâtre d'opérations en Afrique, entrainera le remplacement d'une partie des équipements en cuir par leur équivalent en coton filé.

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ceinturon en cuir noirci.

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ceinturon dans sa version tropical en coton filé .

Nom des fabricants :

Les boucles :

1936 : Richard Sleper & Sohn de Lüdenscheld
1937 : Dr Franke & Co.
1938 : Friedrich Linden de Lüdenscheld
1938 : Berg & Nolte
1939 : Julius Kremp de Lüdenscheld
1940 : Bernhard Haarmann de Lüdenscheld
1942 : Herman Aurich
Heinrich Arld; Von Hofe; Lehmann & Wundenberg

les ceinturons :

OLC ( Overhoff & Co. ) de Lüdenscheld

2) La Musette à pain 1931:
" Brotbeutel 1931"

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Toujours boutonnées, les pattes qui permettent le port au ceinturon, renforcées d'une pièce de cuir, permettent au soldat de facilement retirer la musette. Le rabat, Généralement taillé plus large que le corps du Brotbeutel, lui assure théoriquement une protection contre la pluie.
Les exemplaires produits pour la Heer jusqu'au début de guerre sont en toile de bonne qualité, leur teinte grisâtre tranche singulièrement avec le feldgrau des uniformes, ce n'est qu'a partir de 1940 qu'ils seront fabriqués de couleur vert-olive.
un modèle tropical sera également fabriqué, des pièce en coton filé remplacerons celles en cuir, matériau jugé peu adapté aux climats arides.
la couleur variera du vert-olive au jaune sable.
A partir de 1942 les renforts en cuir des pattes de ceinturon sont supprimés.
La production du brotbeutel n'échappe pas à l'appauvrissement des matières premières et la qualité des fabrications s'en ressent. celle des toiles décline et le cuir ne sont plus lisses, mais aussi parfois, grêlés, probablement des chutes de la fabrication de cartouchières.
A partir de novembre 1944, le Brotbeutel subit ses dernières modifications. sous le rabat , à même le sac, est cousues une poche destinée à recevoir le nécessaire de nettoyage d'arme modèle 34, les passants boutonnés laissent place à des passants simples, tout comme le crochet central.
En ce qui concerne cette version du Brotbeutel, il parait indéniable que les critères économiques ont pris le pas sur l'aspect pratique, car pour les soldats qui auront perçu ce modèle, il ne sera plus possible de s'en délester rapidement.

a) La bretelle :

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Elle est destinée à porter la musette lorsque le soldat ne dispose pas de ceinturons. Qu'il soit hospitalisé ou aux arrêts celui-ci doit pouvoir se deplacer avec son Brobeutel.
La bretelle est formée de deux bandes de toile reliées entre elles par une boucle métallique rectangulaire , elle a une largeur de trois centimètres rigidifiée sur une bonne partie de sa longueur par un matériau de renfort maintenu par trois coutures parallèle. deux crochets en aluminium sont fixés de chaque cotés par deux pièces de cuir rivettées et cousues.
tout le long de la guerre elle subira comme le Brotbeutel des modifications d'abord la couleur qui passera du gris au vert olive puis dans d'autres nuances.
A parir de 1943 , elle ne sera plus distribuée qu'à l'infanterie, au genie et à quelques types d'unités specialisées.

elle servira également au soldat a soutenir les cartouchières en l'absence de bretelles de suspension ou réaliser un paquetage de combat dorsal, mis sur un casque elle permetra la fixation de camouflage végétal.

b) Le contenu et le port

Le contenu du Brotbeutel ne sera pas modifié tout au long de la guerre. on y trouve, le bonnet de police, la ration quotidienne d'alimentation ou de pain, le couvert combiné ou emboitable et la boite à graisse alimentaire qui viendra très souvent le compléter.
Le bidon d'eau est accroché à l'un des dés de la musette, théoriquement à gauche pour les troupes à pied et la gamelle est maintenue à l'autre dés à l'aide d'une courroie.
le chandail et la boite du nécessaire d'entretien de l'arme peuvent être placés dans la musette.
Le brotbeutel et sa bretelle sont distribués à la troupe, aux sous-officiers et aux officiers à pied jusqu'au grade de colonel.
Il est porté en campagne comme a l'exercice, suspendu au ceinturon sur la hanche droite, voire au creux des reins et la bretelle passera sur l'épaule gauche.

3) La gamelle individuelle 1931
"Kochgeschirr 31 "

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La gamelle mod.31 se compose d'une marmite et d'un plat couvercle . elle est initialement fabriquée en alu embouti sans soudure et supporte sur chaque flanc une pièce rivetée qui maintient une anse mobile en fer destinée à la tenir et à la suspendre.
D'une contenance de 170 cl, la marmite comporte trois encoches sur sa face externe qu correspondent à la ration de soupe d'un 50 cl, de deux 100 cl ou de trois hommes 150 cl.
Les restrictions amèneront à l'apparition de gamelles en fer en 1942. La majorité des exemplaires étaient laqués en rouge avant d'être peints, les parties rapportées sur le corps de la marmite et sur le couvercle ne sont plus rivetées mais soudées, les encoches de rations disparaissent.
En fin de guerre, la fabrication de la gamelle en aluminium est pleinement relacée, les exemplaires de cette version sont de plus dotés d'un plat supplémentaire.

a)Les teintes :

Destinée à un port extérieur, la gamelle 31 est recouverte en usine d'une couche de peinture en gris-vert foncé. Selon les directives de l'OKH (Oberkommando des Heeres ) cette couleur laissera la place au vert olive, puis du vert olive au vert foncé. Selon les circonstances d'emploi ou le théâtre d'opération, un certain nombre de gamelles recevront des peintures de camouflage de teintes diverses,
du jaune sable pour L'AK ou blanc sur le front russe en période de neige.

b) le port :

La gamelle individuelle était attribuée à la troupe, aux S/officiers et au officiers à pieds (hormis le grade de général). Elle était principalement emportée en tenue de campagne, mais elle pouvait l'être aussi avec celle de service sur ordre et pour la troupe uniquement.
Ce modéle fut étudié pour être maintenu sur le sac à pain, l'accrochage réglementaire pour les troupes à pied s'effectuant à droite .

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4) Le bidon 1931 :
" Feldflasche 31 "

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Initialement, le corps du bidon est en tôle d'aluminium mise en forme sans soudure et la marque du frabricant est dans la plupart des cas frappée à froid au niveau du goulot.
c'est l'un des rares bidons des armées européennes à ne pas tenir debout une fois sorti de sa housse.
si l'aluminium convenait parfaitement du point de vue de l'hygiène, l'emploi du fer qui se généralisera à partir de 1943 aura des conséquences désagréables pour ses utilisateurs.
le bidon en fer est en deux parties soudées et sera principalement recouvert de laque rouge brillante ou plus rarement d'une simple couche de peinture verte et aura tendance à rouiller.

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Le bidon appelé "noix de coco" par les collectionneurs, dont sont connus des exemplaires fabriqués entre 1941 et 1945, est en aluminium recouvert d'une couche de bois compressé bakélisé assurant théoriquement une meilleure isolation thermique que la housse en feutre.

a) La housse

Le bidon est protégé par une housse de feutre en deux parties cousues. Sa fabrication demeurera inchangée tout au long de la guerre, seuls ses composants (feutre, métal des boutons-pression ) évoluront vers une qualité dégressive.
La housse ferme par quatre boutons-pression qui présente ou non un motif de quatre petits parallélogrammes en croix. d'abord en aluminium peint en noir, sans motif ou en laiton avec motif, tandis qu'en cours de guerre elles seront fabriquées en fer avec ou sans motif, peintes ou brutes.
Une housse en toile ersatz à trois boutons-pression en fer fut tardivement employée. Sur cette version, les passants de maintien peuvent parfois être rivetés.

b) Le systéme d'attache , le bouchon et le mousqueton

Le système d'attache est le composant le plus complexe du bidon modèle 31. confectionné à partir de deux longues pattes cousues, il permet le port du bidon grâce à un mousqueton au dos et le maintien du quart grâce à une patte et une boucle à ardillon sur l'avant.

Le bouchon est en alu, avec un disque en caoutchouc pour l'étanchéité, il est riveté au sustème d'attache mais il existe une variante plus rare, dont le bouchon n'est pas riveté, mais amovible, simplement retenu par une boutonnière percée dans le cuir.
Si les bidons "coco" ont reçu ces divers bouchons, à l'exception de celui en fer, certains présentent un bouchon spécifique possédant en théorie de meilleures qualités d'isolation.

Le mousqueton, dont la fabrication était largement sous-traitée, sera tout d'abord en alu. Puis sa simplification amènera la création d'un crochet plat en fer peint en vert claire, vert olive, gris clair, gris foncé, bleu, voire rouge antirouille.

c) Le Quart

Il est d'un nouveau modèle, initialement produit en alu, d'une contenance de 24 à 27 cl suivant les fabrications, il est embouti sans soudure. Deux anses mobiles placées sur sa face interne sont fixées par une plaque rivetée.
Les quarts sont tout d'abord recouverts de peinture noire, qui comme lee montrent de nombreuses photos d'époque, s'écaille rapidement sous les chocs, à des fins de camouflage et pour appliquer les directives de l'OKH, les quarts noirs seront repeint en ver olive en unité.
Un gobelet en bakélite d'une contenance de 10 cl sera également distribué à la place du quart. Simplement doté d'une encoche moulée à son sommet destinée à son blocage, il s'inspire du gobelet d'infirmier de la première guerre mondiale ( dont la fabrication en alu sera poursuivie pour la Wehrmarcht ). On rencontre des gobelets de couleur noire, verte, orange, marron ou chiné blanc/gris/noir.

d) Le Port

Pour les troupes à pied, le bidon doit réglementairement être accroché par son mousqueton au dé d'accrochage du sac à pain et retenu par une des pattes glissée dans le passant coté gauche du même sac. Sans le sac, il est difficilement transportable, mais le système D propre aux troupes en opération offre bien d'autres possibilités de transport.

5) La Pelle-bêche 1874
"Feldspaten"

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L'outil

. Caractéristiques principale :

- les rivets utilisés jusqu'alors pour la fixation de la lame disparaissent pour laisser la place à sept ou neuf point de soudure
- le talon de la lame est complètement replié et forme un rebord sur la face extérieur
- la bague de métal renforçant la fixation du manche au fer est supprimée et les têtes des tenons sont arasées
- les trois arêtes du fer sont affûtées

. Dimensions :

- Largeur de la lame : 15 cm
- Hauteur de la lame : 20 cm
- longueur total : 50 cm , la boule terminant le manche non comprise .

Le modèle correspondant à cette description sera produit tout au long de la guerre et ne subira pas d'évolution technique.
L'usinage du métal et du bois deviendra plus grossier et le bronzage résistant des premières productions disparaitra quasiment sur les dernières .
Outre les marquages du fabricant, on observe souvent la marque du bureau de l'armement estampé sur la lame, ( aigle surmontant l'abréviation
WaA et un numéro, ailes repliées puis déployées ) .

L'etuis

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